Comprendre son animal

L’animal familier a des besoins propres à son espèce

La domestication du chien et du chat n’a pas altéré les instincts de ces animaux, ni leur manière de percevoir le monde et d’y répondre. Même dans nos foyers, un chien reste un chien, tout comme un chat reste un chat, selon sa nature propre. En naissant, l’animal familier est déjà très différent de l’être humain, il possède des fonctions innées, des comportements et instinct primitifs propres à son espèce, auxquels viennent s’ajouter tous les apprentissages apportés au jeune animal, par sa mère, durant les premières semaines de sa vie. Lorsque l’homme adopte son animal de compagnie, le jeune chat ou le jeune chien appréhende alors déjà le monde selon ses connaissances ; il agit, communique et répond à son environnement selon les critères propres à son espèce. Dans les consultations du comportementaliste, les familles découvrent leurs animaux, leurs codes de communication et leur nature profonde.

Le comportementaliste permet l’intégration harmonieuse de l’animal dans nos foyers

L’animal familier perçoit donc l’homme et son environnement uniquement à travers le filtre de ses représentations du monde, propre à son espèce. Lorsque l’homme adopte un comportement, son animal le comprend et y répond, selon ce que sa nature lui permet de percevoir, et non en fonction de ce que l’homme pensait communiquer. Il est alors important pour l’homme de comprendre son animal, connaître ses codes de communications ainsi que ses besoins. Ainsi, le chat ou le chien sera respecté, et il s’intègrera harmonieusement dans son foyer humain. Le respect de l’homme pour son animal passe par quelques règles et apprentissages simples mais primordiaux, que le comportementaliste animalier est à même de transmettre aux propriétaires désireux de connaître et respecter leurs animaux, et souhaitant maîtriser leur relation avec leurs compagnons à quatre pattes.

L’animal adopte des comportements indésirables car ses besoins ne sont pas respectés

Nous sommes attachés à nos animaux de compagnie, nous les aimons, pourtant sans le vouloir, par nos méconnaissances, nous bafouons leurs règles de vie relatives à leur espèce, et voyons alors apparaître les « problèmes de comportements ». Sans une démarche pour connaître son animal, l’homme a tendance à interpréter, à partir de ses comportements propres, les comportements de son chien ou de son chat. Il qualifie, juge et donne un sens à ce que fait son animal, selon ses critères humains et non selon ceux de l’espèce concernée. C’est ce qu’on appelle l’anthropomorphisme. L’animal est alors en conflit avec un environnement qui ne le comprend pas, il vit de profondes frustrations qui le conduisent à adopter des comportements que l’homme estime « anormaux » et qu’il qualifie de « troubles». Les agressions, les destructions, les aboiements et miaulements intempestifs, les problèmes de propreté, les fugues, les somatisations en tous genres, les « troubles » de tout ordre, sont des tentatives d’adaptation des animaux à leur environnement, en référence à leur nature.

L’intervention adaptée du comportementaliste supprime les comportements gênants

Un « problème de comportement », quel qu’il soit, des aboiements aux agressions, n’est pas définitif; si l’environnement, la source du problème, évolue, l’animal change. Le comportementaliste animalier se concentre donc sur la cause du problème, il découvre pourquoi l’animal agit comme il le fait, car un même symptôme n’est pas obligatoirement le produit du même dysfonctionnement. Puis, par la mise en œuvre de techniques d’apprentissage appropriées et par l’instauration de thérapies comportementales, qui produisent leurs effets sur les animaux et les hommes, le comportementaliste supprime les tensions et frustrations génératrices de comportements gênants. La maîtrise de l’animal sur lui-même, du fait de son nouvel équilibre, entraîne l’apparition de comportements souhaités et appropriés. Le comportementaliste animalier connaît les animaux et les hommes, son intervention permet leur cohabitation dans le respect des attentes et des besoins de chacun.